Saif Fradj présente des œuvres réalisées entre 2024 et 2025 à Gabès, en réponse à l'Oued de Gabès, une oasis en cours de destruction par le développement industriel. Les photographies documentent le paysage sous extraction, enregistrant ce que l'État destine aux régions marginalisées : la terre et l'eau traitées comme des ressources à extraire plutôt qu'à préserver. Le travail rend compte de la destruction écologique par l'observation directe, capturant les preuves matérielles de l'effacement industriel.
L'approche de Fradj explore le seuil entre le paysage vivant et la ruine industrielle. Sa pratique combine la photographie mobile, analogique et numérique avec la vidéo et le film. Son travail examine les questions de fragilité, d'étrangeté, de frontières et d'identité dans des contextes de néocolonialisme. Il est resté basé en Tunisie, développant une esthétique qui reflète le Sud et l'identité arabe.