Certification

Ce dont nous sommes témoins, nous le portons.

EXPOSITION COLLECTIVE
5 février 2026 | L'BLASSA ART SPACE

À propos du Showcase

Six artistes nord-africains examinent comment nous revendiquons et résistons à l'effacement des lieux et des histoires qui nous définissent.

Une oasis détruite par l'extraction. Des enfants faisant voler des cerfs-volants malgré le confinement. Des symboles oniriques effacés. Des fragments de tremblement de terre suspendus. Des gravures rupestres anciennes – à la fois archives et foyer.

Le territoire est culturel, ancestral, incarné. Ces artistes documentent ce que les systèmes dominants s'efforcent de cacher : destruction écologique, libertés restreintes, traumatismes intergénérationnels, persistance ancestrale, héritages supprimés.


À travers la photographie, la peinture, le dessin et l'installation, ils affirment leur autonomie. Ils rendent visible ce qui est caché. Ils transforment la fragmentation en forme.

Témoigner devient résistance.

Œuvres exposées

SAIF FRADJ | TUNISIE

Automne de la Terre, Printemps du Compradore

Photographies argentiques de l'oasis de Gabès, prises en 2024–2025, alors que l'extraction industrielle la détruit. Elles enregistrent la terre et l'eau traitées comme des ressources à prélever plutôt qu'à préserver. Un document sur l'effacement écologique au seuil entre paysage vivant et ruine industrielle.

ZINEB BOUCHRA | MAROC

Fragments

Deux séries interconnectées : l'une réagit au tremblement de terre d'Agadir de 1960 par une fragmentation abstraite d'objets d'archives ; l'autre saisit les images oniriques avant que la clarté du réveil ne les dissolve. Toutes deux existent en suspension – aucune ne cherche de résolution. La vérité artistique vit au seuil du devenir.

ADEM YAHIAOUI | ALGÉRIE

10 000 ans

Un site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, documenté sur plusieurs décennies, photographiant d'anciennes gravures rupestres aux côtés de la présence humaine contemporaine. Refuse de traiter le site comme une archive morte ou un paysage vivant — maintenant les deux en tension. Le temps s'effondre : marques ancestrales et vie moderne coexistent sans hiérarchie.

IBOUYEN | MAROC

Symboles

Pratique des techniques mixtes ancrée dans la langue, les rêves et les symboles amazighs — des connaissances historiquement effacées et déformées. Le bleu fonctionne non seulement comme une couleur, mais aussi comme une protection et une profondeur spirituelle tout au long de l'œuvre. Occupe l'espace liminal entre les forces opposées, entre l'inconscient et le langage, sans chercher de résolution.

ABDELLAH ABOULHAMID | MAROC

Un Fil vers le Ciel

Les communautés arabophones et la persistance de la vie culturelle sous contrainte — rituels, traditions et connexions humaines survivant aux restrictions. Un fil unique réapparaît comme symbole de liberté, de résistance et des limites imposées aux deux. Il contient deux réalités simultanément : le système restrictif et la capacité humaine à le contourner.

ABDELMOUNAIM YOUSFI | MAROC

Cartes invisibles

Un voyage en voiture vers le sud depuis Marrakech à travers la Mauritanie jusqu'au Sénégal, insistant sur une attention soutenue au terrain et à la lumière au niveau du sol. Contre la quasi-totale invisibilité de ces territoires dans la conscience mondiale. Simple affirmation : ces terres existent, peuvent être traversées et peuvent être montrées.